Le travail temporaire

Une relation triangulaire de confiance

Accueil > Prestations RH > Le travail temporaire

Le travail temporaire, définition

C’est l’occasion de démarrer par une définition classique et de se familiariser pour l’activité avec le jargon du métier et celui du code du travail.

L’opération de « travail intérimaire » (ou « intérim » ou « travail temporaire ») consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d’une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l’entreprise de travail intérimaire (ou entreprise de travail temporaire).

Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

L’employé est appelé un « intérimaire ». Les entreprises spécialisées dans la mise à disposition d’intérimaires sont souvent des entreprises de taille internationale qui ont des agences dans toutes les grandes villes et bassins d’emplois.

Historique

Le métier est né de manière peu encadrée dans les années 60 et a été légalisé par la loi 72-1 du 3 janvier 19721, l’intérim est destiné initialement à assurer le remplacement exceptionnel des employés d’une entreprise, puis s’étend au surcroît d’activité.
Ces trente dernières années, l’emploi de l’intérim dans les ressources humaines des entreprises n’a cessé de croître, pour devenir dans les années 1980 un mode de gestion courant au sein de l’entreprise.

La progression la plus marquante des embauches en intérim a eu lieu entre 1982 et 2000. En 2014, un jeune salarié, comme un salarié de 25-49 ans, est quatre fois plus souvent intérimaire qu’en 1982.

La date la plus marquante a été celle de l’Ordonnance du 5 février 1982 modifiant les dispositions du Code du travail relatives au travail temporaire (cas de recours, égalité de traitement avec celui des salariés permanents, régulation de l’emploi temporaire, sanctions contre le recours abusif).

Cela a eu 2 effets, la fermeture de la moitié des entreprises de TT à l’époque et la place du CTT à côté du CDD dans le code du travail, devenant le même contrat.

Législation

L’opération de « travail intérimaire » se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats :

Un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente)
ET
Un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Pour le salarié, l’incertitude sur l’activité est habituellement compensée par une prime de précarité. Le montant de cette prime est de 10 % de la rémunération brute perçue par le salarié intérimaire à l’occasion de sa mission, et doit lui être versée à la fin de son contrat de mission. Cette indemnité n’est pas due dans le cas d’une démission du salarié intérimaire, ou d’embauche par la société utilisatrice, en contrat à durée indéterminée. En revanche, si l’intérimaire contracte un CDI par l’intermédiaire d’une autre entreprise, l’IFM (indemnités de fin de mission) lui est due.

La Loi précise bien qu’un seul et unique contrat de travail temporaire ne peut excéder une durée légale, en général fixée à 18 mois.

Coût

Globalement, en 2005, un intérimaire est facturé 1,8 à 2,3 fois son salaire brut à l’entreprise. S’il s’agit d’un profil très spécifique, cela peut aller jusqu’à 2,5 fois le salaire. Selon les négociations commerciales portant sur le prix ou sur la durée des missions, le tarif est inférieur, de l’ordre de 1,8 à 2,1 fois le salaire. Ceci est à comparer avec les cotisations sociales d’un salarié (un salarié en CDI coûte environ 1,6 fois son salaire brut à l’entreprise, en faisant abstraction du coût d’absence lors des congés payés).

Pour un intérimaire au SMIC, on compte environ 50 % de cotisations sociales (8,27 € x 1,5 = 12,40 €), auxquelles il faut ajouter les congés payés de 10 % (12,40 € × 1,1 = 13,64 €) et l’indemnité de précarité ou de fin de mission dite IFM de 10 % (13,64 € × 1,1= 15,01). On remarque donc le prix de revient d’une entreprise de travail temporaire à 1,815 du SMIC horaire.

Avantages du TT

Le travail en agence temporaire procure toutefois une certaine flexibilité à des salariés qui opteraient pour se porter disponibles de façon intermittente sur le marché du travail et surtout à l’entreprise.

Pour l’entreprise :

  • Faire face pour l’entreprise de manière rapide aux cas de surcroit d’activité et aux remplacements peu prévisibles.
  • Limiter les heures supplémentaires
  • Externaliser ses ressources humaines
  • Pas formalités administratives
  • Taxes sur salaire limitées
  • Possibilité embaucher le personnel
  • Trouver une spécialisation peu courante pour l’entreprise
  • Optimisation des coûts
  • Expertise rh et juridique